vendredi 3 mai 2013

QUAND L’OPPOSITION TOGOLAISE JOUE AVEC LE FEU BIBLIQUE



ON LIRA CI APRES L’EXCELLENT ANALYSE EXTRAITE DU BLOG http://artoukets.over-blog.com/article-togo-incendies-de-lome-et-de-kara-117013596.ht DONT L’AUTEUR EST artoukets (Le blog de TOUKOKHU Arintokhu)

1- Vous avez dit incendie de Lomé et de Kara ?
En toute choses considérons les faits, toujours les faits et encore les faits. Que disent-ils? Je lis dans icilome.com que « des incendies ont touché plusieurs villes togolaises en ce début d’année, le 10 à Kara, le 12 à Lomé »[1]. Curieux ! Accidentels ? Criminels ? Pourquoi cette coïncidence, Kara et Lomé ? Ce sont des questions que tout le monde peuvent et doivent se poser.
1.1- incendies accidentels ?
Cette thèse ne résiste pas une seule seconde à l’analyse. Et pour cause deux grandes villes, leur quasi simultanéité, le temps de leur démarrage.
Lomé est la capitale du Togo et son marché est le plus grand du pays. Kara est la capitale du nord et la région du président de la République. Qui a besoin de poser un acte audible ne peut que s’attaquer à ces deux régions. Les marchés sont des biens communs supervisés par l’autorité en place. Ils sont pourvoyeurs de richesse pour le pouvoir ce qui lui permet mettre en place son action politique. Qui veut s’attaquer au pouvoir politique ne peut que s’attaquer aux sources de revenus qui sont son carburant
1.2- incendies criminels ?
- Des voyous ? Ils préféreraient pouvoir y entrer et voler plutôt. Quel est leurs intérêts à brûler des marchés. À moins qu’ils n’aient été payés pour le faire. Alors voyons par qui ?
- Des opposants ou le pouvoir en place ? Apparemment on a voulu que les incendies aient un impact psychologique, cause une phobie sur la population sinon on ne prendrait pas le risque de s’attaquer à deux grands marchés de deux des plus grandes villes du pays. Si ce sont des opposants qui sont-ils puisqu’il y a une myriade de partis d’opposition. À moins que le pouvoir en place…
1.2.1- incendies politiques ?
1.2.1.1- De la responsabilité des opposants ?
Attribuer les incendies à des opposants revient à politiser ces incendies.
En quoi des incendies peuvent être un acte politique? Semer la psychose et la panique dans la société pour désarçonner le gouvernement et montrer son incapacité à protéger le peuple.
Y a-t-il eu des antécédents dans l’histoire humaine ? Ils sont légions. Les dissolutions des gouvernements, les coups d’état sont souvent les épilogues de l’acculement des gouvernements. Il faut en effet légitimer un coup d’état, un appel à la démission ou à la dissolution d’un gouvernement en montrant les limites de ce gouvernement. Pour cela on pose des prémisses.
Pourquoi les incendies des marchés, outils de travail de la population et sources de capitaux pour l’exécution de l’action du gouvernement? Nul n’ignore que les marchés sont pourvoyeurs de capital nécessaire pour la mise en place des structures au service du Bien Commun. S’attaquer donc à la structure pourvoyeuse des capitaux qui soutient l’action du gouvernement, c’est s’attaquer de façon détournée à ce gouvernement. Mais a-t-on les preuves, des signes avant-coureurs d’une telle responsabilité de l’opposition ? Mais de quelle opposition s’agirait-il dans ce cas ?
1.2.1.2- De la responsabilité du gouvernement ?
Le pouvoir en place aurait-il pu provoquer lui-même les feux pour accuser l’opposition ? Des élections législatives et locales approchent en grande enjambée, serait-ce que le gouvernement UNIR/UFC soit à ce point paniqué pour vouloir déstabiliser l’opposition en lui attribuant des incendies dont elle est étrangère? Cela aussi ne serait pas un premier modèle du genre.
Que les auteurs de ces incendies soient des opposants ou les partis au gouvernement, les incendies de Rome, incendie tantôt criminel tantôt politique (cela dépend des auteurs) a pu inspirer les uns ou les autres.
1.2.2- L’incendie de Rome sous Néron (37-68 ap JC)
Néron, empereur de Rome régna de 54 à 68. « Le 19 juillet de l'an 64 après Jésus-Christ, la Ville éternelle est ravagée par un incendie. L'empereur, après avoir supervisé les secours, se hâte d'engager les travaux de reconstruction avec l'objectif d'embellir la ville... et de se doter d'un palais encore plus grandiose que le précédent. La rumeur le soupçonne d'avoir lui-même provoqué l'incendie dans cette intention. Pour s'en défendre, il laisse accuser les chrétiens d'en être à l'origine. C'est ainsi que débute la première persécution de l'ère chrétienne. Parmi ses victimes, des Juifs dénommés Pierre et Paul. » [2].
« Les sources d'information antiques sont unanimes pour admettre que l'incendie serait d'origine criminelle en insistant sur quelques particularités concernant son évolution : la vitesse de propagation, le fait qu'il se soit propagé dans toutes les directions, sans suivre la direction des vents, le fait que même des habitations de pierre aient pris feu, le fait que l'incendie ait repris, alors qu'il semblait éteint une première fois. »[3]
Dans tous les cas, la culpabilité de Néron ou celle des chrétiens n’a jamais été établie. Ou plutôt on pense que l’origine de cet incendie est criminelle car l’incendie a démarré à plusieurs endroits. Tacite raconte que l’incendie « a été alimenté par le vent et par les marchandises des boutiques »[4], et pour soutenir la thèse de la criminalité de l’incendie, il ajoute que « des individus auraient empêché par des menaces d'éteindre les flammes, et qu'ils les auraient même avivées, déclarant obéir à des ordres »[5].
Tous les ingrédients se retrouvent dans le scénario togolais : deux parties qui s’accusent mutuellement, le pouvoir en place et l’opposition, sans compter qu’une coïncidence (extraordinaire alors) aurait permis que des malfrats décident de brûler successivement le marché de Kara et celui de Lomé.
1.2.2- L’incendie du Reichstag
En 1933 il eut l’incendie du siège du parlement de Berlin. Incendie attribué à tort à un étudiant communiste, alors qu’il est sûr qu’il soit l’œuvre des nazis. Dans tous les cas, Hitler s’en servira pour suspendre les libertés individuelles et réprimer toute opposition. En tout cas au Togo, c’est la lecture que fait l’opposition des conséquences des incendies des marchés de Kara et de Lomé dont on leur attribue la paternité.
1.2.3- De la destruction comme arme politique
Ce qui est à verser peut être ou non dans la théorie du complot est l’accusation portée contre le gouvernement américain pour avoir laissé attaquer Pearl Harbor par les japonais afin de trouver prétexte pour entrer dans la seconde guerre mondiale. Une accusation similaire est portée contre Georges Bush pour avoir laissé détruire le World Trade Center pour certains, ou de l’avoir financé pour d’autres, afin de pouvoir envahir l’Iraq pour sa richesse. Collin Powell, Secrétaire d’état américain, devra batailler dur aux Nations-Unis en 2003 pour démontrer que Saddam Hussein possède les Armes de Destruction Massive (ADM) afin de légitimer l’invasion américaine de l’Iraq. Porter à la dimension togolaise, les incendies auraient pu permettre au gouvernement de faire porter le chapeau à l’opposition afin de la déstabiliser à la veille des élections législatives et locales. Cette nuisance s’est manifestée par des arrestations de ses leaders. La même accusation est faite par l’opposition qui se fait une victime innocente dans cette affaire.
2. Quand l’opposition devient son propre bourreau
2.1- une opposition théocratique
L’’opposition verse pratiquement dans la mystique plutôt que de faire de la politique. Certes, l’allégorie, la parabole sont des figures de styles et l’histoire du peuple d’Israël peut avoir des parallèles avec les peuples de la modernité. Mais cela ne doit pas faire oublier que le Togo est un pays laïc et qu’il doit le demeurer. De plus, dans un contexte de la « crise des civilisations » où nos états modernes, héritiers de la démocratie grecques sont confrontés à des mouvements théocratiques radicaux qui ne reculent devant rien pour instaurer leur règne d’une part, dans un pays multiconfessionnel pour lequel la République laïque doit constituer le ciment entre les centaines d’ethnies et de mouvements religieux, un ou des partis qui aspire à diriger un tel pays ne peut s’adonner à une terminologie qui exclut une partie de la nation. L’enseignement des vérités des religions ne relève pas des affaires de ce monde et concerne la vérité subjective de la conscience de soi. Il est aussi vrai que si l’exercice du politique est souvent dévoyé et montre ses limites, comme semble le penser l’opposition, il est de fortes chances que l’on soit tenté de remplacer cette autorité politique par une transcendance à qui l’on attribue toutes les perfections que l’on puisse imaginer et à laquelle on a plutôt recourt[6].
Faisons nôtre la devise « à chacun son job ». Une opposition politique doit faire de la politique et non des prédications. Le Togo a suffisamment de religieux et de qualité pour nourrir spirituellement les croyants de tout bord pour que l’opposition récupère les livres saints, les processions, les messes, les veillées de prières à son compte. Les croyants de tout bord devraient se méfier de ce genre de récupération qui ne peut que dévoyer le sens des écritures. Recourir à ce genre de stratagème est l’expression du désarroi et de manque d’inspiration. Aux prêtres, marabouts, charlatans, la promesse du bonheur par des prières, des sortilèges et des poudres, aux politiques l’usage des sciences économiques, de développement, de management… pour construire la société togolaise moderne. Le peuple togolais ne peut pas compter sur des hommes politiques qui n’ont que la prière à la bouche pour faire avancer le pays. La grâce a été déjà donnée et la balle est dans notre camps. La spécialisation du travail est une réalité au Togo : le clergé de toutes les religions représentées au Togo et leurs fidèles rendront à Dieu ce qui est à lui, les autorités politiques appelés a organiser le temporel feront tout leur possible en s’appuyant sur la connaissance et les sciences de ce monde pour donner à leur peuple ce dont il a besoin pour nourrir son corps. Aux uns le spirituel aux autres le temporel. Pas de mélange de genres.La vision de l’homme et de la société véhiculée par les religions … (quelle qu’elle soit et à des degrés différents), constitue un obstacle, voire un danger, pour la réalisation de la société démocratique. Quant à la pensée démocratique empreinte de neutralité et de tolérance à l’égard des croyances religieuses privées, elle cherche plutôt à promouvoir une nouvelle morale objective [7].
2.2- Le « tour de Jéricho » ou les derniers jours de Jéricho, une pièce à conviction
Les faits encore les faits. On notera que quelques jours avant le déclenchement des incendies, l’opposition a appelé à une série de marches dénommée ‘’tour de Jéricho’’ du nom de cette ville d’Israël des débuts de l’histoire sainte. Pour mémoire le « tour de Jéricho » est un récit biblique dénommée la « Prise de Jéricho (Josué 5.13-6.27) ». La prise de cette ville qui était fermée au peuple de Dieu se fera après 7 tours à l’issue desquels la ville tombera dans les mains du Peuple de Dieu. Quelques extraits pour nous éclairer davantage :
Josué 6, 2-5.26 « 1 Jéricho était fermée, barricadée devant les Israélites. Personne n'en sortait et personne n'y entrait.
2 L'Eternel dit à Josué: «Regarde, je livre entre tes mains Jéricho et son roi, ainsi que ses vaillants soldats. 3 Faites le tour de la ville, vous tous les hommes de guerre. Faites une fois le tour de la ville. Tu agiras ainsi pendant six jours. 4 Sept prêtres porteront sept trompettes retentissantes devant l'arche. Le septième jour, vous ferez sept fois le tour de la ville et les prêtres sonneront de la trompette. 5 Quand ils sonneront de la corne retentissante, quand vous entendrez le son de la trompette, tout le peuple poussera de grands cris. Alors la muraille de la ville s'écroulera et le peuple montera à l'attaque, chacun devant soi.»…26 Ce fut alors que Josué jura: «Maudit soit devant l'Eternel l'homme qui se lèvera pour reconstruire cette ville de Jéricho! Il en jettera les fondations au prix de son fils aîné et il en posera les portes au prix de son plus jeune fils.»
Quant au « tour de Jéricho » à la togolaise, nous osons croire qu’il n’avait pas pour objectif de conduire le Togo en ruine comme ce fut le cas de la Jéricho biblique :« 20Ils s'emparèrent de la ville 21 et vouèrent à la destruction, en le passant au fil de l'épée, tout ce qui s'y trouvait: hommes et femmes, enfants et vieillards, jusqu'aux bœufs, aux brebis et aux ânes. »
Il n’est pas surprenant de se poser des questions du rapport ou non des incendies de Kara et de Lomé avec le « tour de Jéricho » à la togolaise quand on a lu le texte cité. L’opposition y voit d’ailleurs des signes des temps et certains ne manquent pas de faire le rapport avec les ruptures des ponts d’il y a quelques années: «Ayant appris qu’un second incendie venait de se déclencher à Lomé….nous avons immédiatement fait le pont avec 2008 sous le même Faure Gnassingbé où neuf ponts presque au même moment avaient cédé sur tout le territoire. Des inondations monstres s’ensuivront d’un degré jamais atteint. En souvenir de ces événements qui semblaient annoncer que la gouvernance de celui-ci n’est pas de bon augure pour le pays, nous nous sommes dit que sûrement, ces incendies seraient d’origine spirituelle, donc relèveraient de la volonté de Dieu pour marquer la décadence et la fin d’un pouvoir illégitime.»[8] Serait-ce que les auteurs des incendies des marchés de Kara et de Lomé soient les mêmes que ceux ont provoqué la rupture des ponts, du moins pour certains ? C’est à la justice de prospecter dans cette direction.
Nous espérons que l’interprétation que l’auteur de cet article fait de la situation présente n’engage que lui et non toute la classe politique et principalement l’opposition. Comment le politique peut-il prendre ses responsabilités quand on voit dans les événements du temporel des volontés spirituelles ou divines. Autant lâcher prise, car qui peut théoriquement s’opposer aux forces divines ? Il y a comme une mentalité de la période théologico-politique comtienne qui gère le quotidien des togolais.
Dans tous les cas, l’histoire de la prise de Jéricho biblique devant finir par la chute de cette ville, le gouvernement togolais ne pouvait ne pas prendre ses responsabilités face à ce que certains voulait voir comme le temps de Dieu. Ne pas le faire entrainerait "la subordination du pouvoir temporel au pouvoir spirituel"[9].Wunemburger, doyen de la faculté de philosophie de Lyon 3 dans sa conférence sur le ‘’l’état démocratique et le retour du religieux’’ citant jacques Maritain lui fait dire : « je dis que par nature, le corps politique qui appartient à l’ordre naturel, n’a charge que de la vie temporelle des hommes et de leur bien commun temporel. L’état moderne n’est dans son ordre sous le contrôle d’aucune autorité supérieure »[10]. Ceci étant, le gouvernement togolais n’avait pas à s’inscrire dans la logique moyenâgeuse de l’interprétation spirituelle de ces incendies.
On aurait bien voulu avancer la thèse de la présomption d’innocence mais quant on entend certains leaders politiques on se demande si ce n‘est pas à dessein ou par défi qu’ils semblent vouloir s’attribuer la paternité de ces incendies. On peut aussi être amené à penser que cette opposition tente une récupération de ces incendies pour en faire une lecture apocalyptique, spirituelle surfant sur la crédulité du peuple togolais croyante dans sa majorité, en vu de créer une psychose et déstabiliser le gouvernement. Ou purement et simplement pour jouer aux martyrs afin, pour certains anciens collaborateurs du régime actuel, de donner les gages de leur mue d’une part, et prendre la communauté internationale à témoin sur la dérive dictatoriale du pouvoir en place. En effet quand on entend un certain maître Afangbédji affirmer que par le dernier tour de Jéricho« Nous appelons à ce que Dieu intervienne » à la question du journaliste de savoir si cette fois-ci ce tour donnerait quelque chose alors que tout ce qui a été entrepris jusqu’ici n’a rien donné, on peut se demander de quelle intervention il fait allusion et de quelle façon il pense que Dieu va intervenir ? De même, à la question de savoir en quoi consiste le tour de Jéricho, Maître Gil-Benoît Afangbédji répond: « (…) Nous pensons qu’avec ces manifestations que nous avons dénommées, « les Derniers tours de Jéricho », nous allons faire en sorte que les difficultés que nous rencontrons dans ce pays, soient retournées, soient jugulées, circonscrites, afin que nous arrivions à asseoir un véritable Etat de doit dans ce pays. C’est ça ce que nous avons dénommé « Dernier tour de Jéricho », qui aura lieu, les dix, onze et douze Janvier 2013, d’abord à Déckon, que nous dénommons « Déckon 3 », à Dapaong, à Kara, à Sokodé, à Atakpamé et puis à Aného…Notre souhait c’est que nous puissions arriver à amener le gouvernement en place, à écouter les cris stridents, aigus de ce peuple qui croupit dans la misère... Bref, nous disons que, par ces manifestations et avec le concours de Dieu, nous allons pouvoir faire plier les autorités togolaises à régler toutes les difficultés auxquelles nous sommes au jour d’aujourd’hui confrontés. »[11]Toute opposition, toute minorité a le devoir voire l’obligation de se faire entendre par des manifestations, des sitting, mais le rapporter à un fait historique, passé, religieux même dans une perspective spirituelle dans un pays laïc est-il judicieux ? « Nous sommes confrontés à une pluralité des morales religieuses qui voudraient chacune participer au même projet éthique d’une société civile »[12] au Togo : le christianisme, l’animisme, l’islam, le bouddhisme…Quelle est la place de ces autres religions dans l’opposition. Les membres des autres religions ne sont-ils pas obligés de préparer l’avenir de la nation par le biais du prisme d’une interprétation qui n’est pas la leur ? La pensée démocratique empreinte de neutralité n’est-elle pas le creuset dans lequel tous les fils et filles du pays peuvent se retrouver sans se faire prendre en otage dans une religion quelconque ?
Que pouvait penser tout gouvernement, quand aux lendemains de ce dernier tour de Jéricho, l’histoire réelle semble se répéter par les incendies des marchés ? La panique risquait de gagner le peuple si le gouvernement qui a la responsabilité de gérer le temporel et non le spirituel ne prenait pas ses responsabilités. Le comble serait qu’il se mette lui aussi à croire à une puissance divine derrière ces incendies. Ne pas prendre ses responsabilités c’est laisser l’inquiétude prendre le dessus sur l’institution, le négatif sur le positif [13].
Les murs du Togo ne sont pas tombés, le pouvoir en place n’est pas tombé pour que les togolais ne s’évadent plus de la réalité. Le pouvoir politique est une chose noble à convoiter mais avec des moyens adaptés à cela, les techniques rationnelles et modernes de la captation des foules : la communication, les sondages, les meetings purement politiques, les débats à l’assemblée, les contre-propositions des lois et décision du gouvernement, les campagnes électorales, etc. laissons à Dieu ce qui est à Dieu et utilisons les moyens rationnels pour contrôler et encadre l’œuvre de César. Le Togo est un état laïc aucun parti politique ne devrait verser dans le mysticisme au lieu de faire de la politique. Si l’époque des coups d’état est révolue ce n’est pas qu’on tombe dans d’autres travers : les états théocratiques. Même si Tocqueville pense que la religion peut favoriser et non inhiber la formation de la démocratie, elle reste et demeure dans le domaine du privé. Aux Etats-Unis, la religion n’exerce pas son influence sur les lois ni sur les détails politiques mais elle dirige les mœurs tout en réglant la famille qu’elle travaille de l’intérieur. C’est cette dernière qui peut par son vote influencer l’action de l’état.[14].
3. Le même problème : le radicalisme
Le fair-play est de mise en politique. Certes il est notoirement reconnu que beaucoup d’élections en Afrique sont entachées d’irrégularités. Le minimum requis pour la validité de ces élections est la reconnaissance des organisations crédibles. Quand cela est fait il faut accorder une accalmie au victorieux pour dérouler son programme. Le tapage qui se fait aujourd’hui empêche le gouvernement de réaliser son programme dans la sérénité. C’est le peuple qui perd. C’est l’argent décaissé qui est mal utilisé ; c’est les fonds à décaisser qui ne le seront pas parce que l’atmosphère et délétère. Empêcher le gouvernement élu de faire sa politique n’est pas le meilleur moyen de montrer au peuple les lacunes de ce gouvernement. Le Togo est très pauvre pour se le permettre.
Il est aussi temps de pouvoir s’accorder un minimum de confiance. Les hommes politiques togolais font plus confiance aux étrangers qu’à leurs propres frères. Il arrive un temps où la communauté internationale en a assez. Réclamez à tout bout de champ pour une petite loi votée ou une décision l’arbitrage de la communauté internationale est puéril. À quoi riment ces sempiternels dialogues commencés et jamais finis ou jamais commencés parce que la composition des commissions fait elle-même problème. On appellera à un pré-arbitrage sur la composition des membres des commissions de ce dialogue avant le dialogue. Le Togo apparaît ainsi comme un pourvoyeur de subsides au profit des comités d’arbitrage.
L’opposition d’une certaine génération s’est laissé piéger par « le discours de la Baule », celle d’aujourd’hui se laisse piéger par les printemps arabes où on a vu les pays occidentaux se porter au secours des oppositions contre les pouvoirs en place. Mais ces pays ne sont pas le Togo. Le Togo ne vaut pas une messe. Ils n’y courraient pas pour l’opposition mais pour les contrats faramineux qu’il y a au bout. Si le pouvoir en place leur était favorable ils ne le renverseront pas. Encore faut-il que le pays regorge des matières stratégiques. Cela étant, l’opposition togolaise doit compter sur ces propres forces. L’aide étrangère ne devrait être qu’un bonus mais avec le risque de s’assujettir à elle. Compter sur ses propres forces, revient aussi à faire la politique de ses moyens parmi lesquels une politique apaisée et dialogique.
4- Synthèse conclusive :
4.1- une opposition qui monopolise Dieu
L’opposition a toujours usé d’un langage biblique de tout temps. Ce qui dans ce cas spécifique a pu lui jouer un mauvais tour. Le dernier tour de Jéricho dans la Bible finit par un carnage ; le tour de Jéricho à la togolaise finit par des incendies. Quelles conclusions un esprit sensé peut-il tirer de ces deux événements? Que Dieu a renouvelé se prodiges ? Sans vouloir faire la critique textuelle du « dernier tour de Jéricho » de la Bible on peut dire à ceux-là qui font la même lecture des incendies de Kara et de Lomé qu'ils sont libres de le faire mais qu’ils n’embarquent pas tout le peuple et encore moins l’autorité politique sur ce chemin. Les forces de sécurité n’iront pas chercher du côté du ciel les auteurs de ces actes macabres. Il est d’ailleurs idiot de vouloir voir récidiver les « mirabilia Dei » bibliques qui sont des écrits spirituels et dont les interprétations doivent être spirituels.
Il est d’ailleurs abusif d’user du langage religieux comme si le religieux avait toujours porté avec lui des valeurs juridiques et éthiques ; au contraire « l’expression historiques des valeurs morales religieuses a constitué un frein pour la réalisation de la démocratie »[15].Quant à Archambault, il pense que "ce n'est pas d'un monde extérieur que peut tomber, comme une intrusion, c'est au plus intime de nous-mêmes que doit surgir, comme une stimulation ascendante, ce qui va être notre lumière et notre salut"[16]. Seul un cadre positiviste et républicain peut garantir une entente cordiale entre les fils et filles appartenant à des milieux confessionnels différents. Ce cadre doit être régi par la seule raison. Celle-ci doit exclure dans sa démarche d’édification d’une société juste, moderne et démocratique, « tout ce qui prétend régir la pensée ou l’action (politique) d’une manière purement extrinsèque : donnée brute, postulat, pari pascalien, impératif catégorique, critère pragmatique, autorité inconditionnée, etc.»[17].
Qui suit quotidiennement l’actualité togolaise peut faire du « dernier tour de Jéricho » un bon larron pour pêcher en eau trouble. D’où nécessité de ne partir que sur des faits avant d’incriminer qui que ce soit. Et quels sont ces faits : des incendies, des accusateurs qui peuvent avoir été manipulés, ou qui l’ont fait de leur propre chef en interprétant par eux-mêmes l'appel des leaders de l'opposition pour un « dernier tour de Jéricho ». Qu’en est-il des empreintes sachant que celles-ci peuvent avoir été transplantées d’un lieu à un autre ? Les évidences semblent bien sûr indiquer d’où peuvent venir les incendies mais encore faut-il en apporter des preuves convaincantes. La présomption de culpabilité ne peut servir de preuve. Elle a le même pourcentage que la présomption d’innocence dans ce cas-ci.
Si l'opposition a une leçon à tirer de cet épisode c'est qu'elle doit se méfier de la récupération des thèmes bibliques qui la ligote pieds et mains pour la livrer à son adversaire politique. Si elle est obligée d’aller pêcher dans les écrits saints qu’elle jette alors son filet en eau profonde en allant au-delà de la rive de la lettre pour l’esprit de la lettre afin que la pêche soit miraculeuse. Personne ne nie que la politique et le religieux peuvent se rencontrer pour s'accorder ou se détester. Mais dans un contexte mondial où le religieux semble marquer son retour spécifiquement par son côté obscurantiste, les leaders politiques devraient user de précaution avant d'évoquer les thèmes religieux. On attend d'eux des propositions pour sortir le pays de l'ornière et non pour montrer au peuple la direction des sanctuaires.
C’est l’occasion où jamais de penser à moderniser les marchés des grandes villes, de les munir du matériel de surveillance électronique sophistiqué, d’anticiper sur les lieux névralgiques en matière d’incendie pour installer les bases des pompiers à proximité. Celles-ci doivent se créées dans toutes les grandes villes et non seulement à Lomé et à Kara.
4.2- se départir de la culture de la violence
Le Togo a cette mauvaise presse d’avoir ouvert le concert des coups d’état en Afrique. Il lui faut apprendre d’autres manières d’accéder à la magistrature suprême. Et la seule dans une république démocratique ce sont des élections et encore des élections. En arrivée aux luttes armées ou aux incendies alors qu’on n’a pas épuisé toutes les voies de dialogue ne peuvent servir de raccourci.
Il n’est pas honteux de demeurer dans l’opposition même pendant des décennies. On peut être dans l’opposition tout en participant à la construction de la nation par des contre-propositions, en figurant dans des commissions parlementaires et les votes parlementaires, peu importe si ce sont les idées de la majorité qui l’emportent. C’est le jeu démocratique.

[1] icilome.com
[2] Herodote.net,
[3] Wikipedia.org, article ‘’grand incendie de Rome »
[4] Ibid.
[5] Ibid.
[6] WUNEMBURGER, l’état démocratique et le retour du religieux conférence prononcée dans le cadre des cycles de conférences ‘’laïcité et fait religieux aujourd’hui, Lyon, 15/10/ 2003
[7] cf. supra
[8]SIMOUBA, Alain, Les derniers tours de Jéricho et la volonté du Pouvoir de divertir l’opinion : Y a-t-il un lien entre la mise des casernes militaires en état d’alerte et l’incendie des marchés ?, in icilome.com, 13/1/2913
[9] WUNEMBRGER, op.cit.
[10] Cf. supra
[11 icilome.com
[12] WUNEMBURGER, op.cit.
[13] cf. supra
[14] Ibid.
[15] Ibid.
[16] ARCHAMBAULT, Paul, Initiation à la philosophie de Maurice Blondel, 1941, p. 28
[17] Ibid.
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jeudi 2 mai 2013

YAWOVI AGBOYIBO A-T-IL DETOURNE DES MILLIARDS DE FONDS PUBLICS ?





On savait l’homme versatile et capable d’exprimer des vérités successives,on le savait victime des caprices de l’âge et des désordres de l’esprit
Il a donc fallu qu’il dérape à l’occasion du 22e anniversaire du CAR en dénoncant dans son exposé le « pillage des finances publiques et leurs conséquences désastreuses, des pratiques discriminatoires en matière d’accès aux emplois et marchés publics et parapublics, l’impuissance des institutions de régulations de la gouvernance des ressources publiques ». Citant en cette matière l’économiste Nadim Khalif, le conférencier a soutenu que « les recettes publiques qui échappent chaque année au budget national se chiffreraient à des centaines de milliards de francs CFA. Il parlait de 300 milliards de francs CFA chaque année »,
Cette déclaration est ubuesque.
D’abord parce que Le chiffre avancé est totalement fantaisiste.Il est vrai que la source est polluée.Nadim Khalif est à l’économie ce qu’un charcutier est à la chirurgie.
Mais le dérèglement du conférencier va plus loin.A-t-il oublié q’il fut premier ministre de Faure Gnassingbe de  septembre 2006 à décembre 2007.Il aurait donc participé au pillage du trésor national à son propre bénéfice ou à celui de ses amis.

On peut donc calculer ce qu’il doit à la nation pour ses quinze mois de pouvoir sur la base kalifale : au bas mot 350 milliards CFA. *

QUAND L'OPPOSITION RADICALE TOGOLAISE CHERCHE A ABATTRE LA PRESSE LIBRE

LA PLUME AUX POINGS

   MEFIEZ VOUS DES LOUPS DEGUISES EN AGNEAUX.ILS ATTRIBUENT AU POUVOIR LES ACTES DE VIOLENCE QU'ILS COMMETTENT. 
VOUS LIREZ CI-APRES LES EXPLOITS DE CE JOURNALISTE BONERO LAWSON QUI A LA PLUME AUX POINGS







 
Quand un journaliste foule au pied les règles de la confraternité et violente son confrère



 CHRONIQUE DE LA SEMAINE N°237 du 25 Avril 2013

Lawson Bonéro du journal La Nouvelle agresse
sauvagement le reporter d'images ASSILENOU Kokou


Depuis un certain temps, la confraternité semble avoir déserté notre corporation. Des journalistes sont contre leurs confrères au point de vouloir en découdre avec eux pour la sim­ple raison que ceux-ci n'ont pas la même opinion qu'eux. Le point culminant de ce climat délétère a été atteint avec l'a­doption par l'Assemblée natio­nale de la loi organique sur la HAAC (Haute Autorité de

l'Audiovisuel     et      de       la
Communication). Les journalis­tes regroupés au sein de certai­nes associations proches du Collectif "Sauvons le Togo" (CST) ont voulu contraindre les autres journalistes à suivre leur mouvement de manifestation sorti du laboratoire du CST et visant à protester contre cette loi. Les journalistes membres d'organisations de défense des droits des journalistes, notam­ment le CONAPP, l'UJIT et l'OTM ont plutôt opté pour une démarche intelligente en demandant aux uns et aux aut­res d'attendre le verdict de la Cour Constitutionnelle sur la loi en cause.

Cette position n'était pas du goût des journalistes assujettis au CST qui ont mis en branle les méthodes du Collectif, notamment les marches, les sit-in, le port des tee-shirts rouges, et que sais-je encore. Le com­ble, c'est qu'ils se sont mis à traiter leurs confrères d'opinion divergente de suppôts du pou­voir, de vendus, d'antidémocra-tes, de malpropres à la nation, bref de tous les noms d'oi­seaux. Ces journalistes qui autrefois se faisaient entendre au sein de l'association " SOS journaliste en danger ", ont arti­ficiellement créé ce climat de haine et d'animosité entre les journalistes.

Le hic, c'est qu'après tout ce tintamarre, ce sont justement le CONAPP, l'UJIT et l'OTM qui ont eu raison d'attendre le ver-
dict      de        la         Cour
Constitutionnelle. Celle-ci a invalidé certains articles de la loi organique jugés anticonstitu­tionnels. Ce verdict a curieuse­ment enchanté ceux qui ont fait croire à l'opinion qu'ils allaient lutter pour le retrait pur et sim­ple de la loi. La loi n'est pas reti­rée mais ces associations se sont accordées à l'accepter dans sa nouvelle forme.
Et depuis, des médisances, des suspicions sont légion au sein de la corporation, entrete­nues par eux dont certains comme Lawson Bonéro ont décidé d'user de leur force phy­sique pour se faire entendre. C'est ainsi qu'à l'occasion de la messe organisée par la Synergie, Lawson Bonéro a poussé son outrecuidance en exerçant des voies de fait sur un autre journaliste.
En effet, le reporter d'images ASSILENOU Kokou qui tra­vaille avec Tony Sodji, a été sauvagement agressé dans l'é­glise et devant le prêtre qui offi­ciait la messe. Bonero a traîné le jeune homme dehors et appelé la milice du CST à le lapider. C'est grâce à certains confrères présents sur les lieux et qui en ont eu aussi pour leurs comptes, que le reporter Assilenou Kokou a eu la vie sauve. Mais ses lunettes ont été brisées et son appareil photo confisqué.
Cette barbarie a été promp­tement condamnée par certai­nes organisations de défense des droits des journalistes, par contre, ont timidement réagi, notamment la Synchronie qui regroupe "SOS journaliste en danger" dont est membre l'a­gresseur Lawson Bonéro. Le plus curieux dans cette histoire, c'est que Synchronie qui a l'ha­bitude de réagir promptement lorsqu'il s'agit d'un journaliste proche du CST, n'a fait preuve que d'une réaction tardive et timide dans le cas du reporter Assilenou Kokou qui n'est pas membre de cette association. C'est d'ailleurs pourquoi elle a mis du temps avant de sortir un communiqué laconique qui fait croire qu'il s'est agi d'une alter­cation entre Bonéro et Assilenou et non d'une agres­sion perpétrée contre ce der­nier. Le comble, c'est le silence radio de la FIJ (Fédération Internationale des Journalistes) dont le Togolais Basile Baglo occupe le poste du directeur du bureau Afrique basé à Dakar. Cette Fédération qui a l'habitu­de de condamner toute agres­sion d'où qu'elle vienne contre un journaliste, a observé un mutisme total face à la sauva­gerie de Lawson Bonéro.
C'est vraiment regrettable que notre confrère Basile Baglo qui a été secrétaire général de l'UJIT, se comporte comme s'il était au service de l'opposition. En refusant de condamner les violences perpétrées par un journaliste proche de l'opposi­tion sur un autre journaliste, le directeur du bureau Afrique de la FIJ laisse apparaître sa par­tialité lorsqu'il s'agit du Togo.
La violence contre les jour­nalistes doit être dénoncée quel qu'en soit l'auteur. Lawson Bonéro devrait donc être convoqué devant une assem­blée générale de tous les jour­nalistes afin de décider de la sanction appropriée à lui appli­quer.
En tout cas. les organisa­tions serieuses de défense des droits de journalistes ont ferme; ment condamné cette barbarie, de Lawson Boréro, notamment! l'UJIT (Union des Journalistes! Indépendants du Togo). le! CONAPP (Conseil National les! Patrons de Presse) et le JE. (Journaliste Engagé) dont voici! d'ailleurs les communiqués.
Dominique Aliziou













      COMMUNIQUE CONJOINT DU CONAPP ET DE ‘UNJIT
(Relatif aux violences exercées par le confrère Bonéro LAWSON sur le reporter d'image ASSILENOU Kokou et David AGBOATI animateur à Kanal FM)Le 17 avril 2013, en mémoire du jeune élève Anselme Gouyano SINADARE tué à Dapaong, la Synergie des travailleurs Togolais (STT) organisait une messe à l'Eglise St-Antoine de Padoue de Lomé. L'association JOURNALISTES ENGAGES se réjouit du caractère paisible du déroulement de ce culte, mais déplore le fait divers ignominieux du jour dont le principal animateur se trouve être un de nos confrères. en la personne de Monsieur Bonéro LAWSON, directeur de publication du mensuel LA NOUVELLE. Ce dernier, dans un violent déchaînement exerça des voies de fait sur le reporter d'images ASSILENOU Kokou sorti manu militari de la chapelle. Après lui avoir donné deux coups de poing, l'un dans le ventre, l'autre dans la figure, le confrère BONERO se saisit des matériels de travail de sa proie qu'il jettera par la suite à la vindicte populaire avec des mots incendiaires. La victime ne doit la vie sauve qu'à l'intervention du confrère Pedro AMOUZOU.
Piqué par la même furie, le confrère Bonero LAWSON, dans les mëmes circonstan­ces, agresse physiquement un autre confrère, David AGBOATI. de la rédaction de Kanal FM, lui retire son appareil photo et confisque sa carte mémoire qu'il remettra plus tard, vidée de toutes les images.
"JOURNALISTES ENGAGES" s'insurge contre la conception discriminatoire qui sous-tend ces actes d'une perversité odieuse et condamne avec la dernière rigueur la propension pugilistique de notre confrère BONERO LAWSON qui viole gravement les règles de la confraternité et force la bipolarisation de la corporation, un danger à com­battre par tous les moyens.
"JOURNALISTES ENGAGES" soutient mordicus que rien ne peut justifier les écans du confrère Bonero LAWSON, et tient à rappeler qu'aucun journaliste, compte tenu du bord éditorial de sa rédaction ou de ses opinions ne peut être agressé ou stigmatisé. pire, par son propre confrère.
Les professionnels de la communication, promoteurs par excellence de la diversité d'opinions ne peuvent prendre le risque d'imposer à la société une dictature de la pen­sée unique au risque de créer et de nourrir dangereusement une gueguerre entre les citoyens.
Nous luttons et condamnons en permanence les agressions de toutes formes com­mises sur les membres de notre corporation par des mains étrangères, il est inadmissi­ble que des journalistes eux-mêmes, pour quelque raison que ce soit. usent Iacnement de la force des muscles pour brutaliser leurs confrères.
"JOURNALISTES ENGAGES" invite tous les confrères à s'investir de toutes leurs forces pour l'entretien d'un climat de confraternité basé sur le respect et la considération des opinions et des prises de position de tout un chacun. La noblesse de notre métier nous imposant une certaine ligne de conduite surtout en public. nous en appelons à plus de responsabilité, de retenue et d'élévation d'esprit.
Par ailleurs, JE exhorte le tribunal des pairs (OTM, HAAC) à inviter le confrère Bonero Lawson, récidiviste en la matière, pour le moraliser.
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Fait à Lomé, le 23 avril 2013 La Coordination