jeudi 7 novembre 2013

TOGO EDUCATION: DISCUTER SANS DISPUTER




Devant le risque de dérapages dus à la grève des enseignants, le gouvernement a été contraint de fermer provisoirement les établissements scolaires .C’est une mesure provisoire et exceptionnelle qui ne peut être prorogée. C’est donc une dernière occasion pour que chacun mesure l’étendue de ses responsabilités.
Le conflit porte sur la revalorisation du traitement des enseignants. Le gouvernement a  conscience que le métier d’enseignant est difficile et qu’il mérite toutes les attentions. Il a montré sa bonne volonté en accordant aux instituteurs et aux professeurs une prime unique d’un montant global de plus de 3 milliards. Mais  les syndicats réclament des primes d’éloignement et de logement qui représentent un montant de près de 26 milliards. Cette  demande est impossible à satisfaire compte tenu des contraintes budgétaires qui pèsent sur le Togo.
Dans ces circonstances, une seule considération doit inspirer les partenaires pour trouver une solution : l’intérêt des jeunes qui ne doivent pas voir leur formation compromise.

La continuité du service public éducatif est la règle majeure qui doit ramener chacun à la raison,

Les discussions doivent se poursuivre dans la sérénité et hors de la pression. Il faut discuter raisonnablement sans disputer ou paralyser.

Koffi Souza

mardi 5 novembre 2013

LE SUCCES DE LA LIBERATION DES OTAGES ET LE DRAME DE RFI

LE SUCCES DE LA LIBERATION DES OTAGES ET LE DRAME DE RFI


I-UNE NOUVELLE FRANCAFRIQUE ?

  La libération des quatre otages français enlevés au Niger et détenus depuis trois ans apparait comme une éclaircie alors que le ciel de l’exécutif français est chargé de nuages. Deux violents orages viennent en effet de le frapper. Après avoir  annoncé une taxation globale sur les produits de l’épargne, il a dû reculer comme il a du suspendre l’application de l’écotaxe sur tout le territoire.
On commençait à imaginer le pire pour le couple exécutif quand l’horizon s’est soudainement découvert avec la libération des otages.
Cette libération est un grand succès. Elle a exigé bien entendu l’utilisation d’une panoplie de moyens.
Il a fallu une parfaite collaboration entre la France et le Niger facilitée par l’étroite amitié entre les présidents Issoufou et Hollande.
Il a également été nécessaire que la France montre les dents aux rebelles en engageant dans leurs fiefs une importante opération militaire.
La collecte des renseignements ? leur traitement et leur transformation en actions ont joué également un rôle essentiel.
Il a fallu enfin faire appel à ces intermédiaires nombreux dans ce type de dossiers ou se mêlent des semi-rebelles, des marchands d’illusions et des commerçants de la prise d’otages.

On insistera ici ou là sur l’importance de tel facteur par rapport à tel autre et sur l’opportunité des moyens employés.
L’essentiel est que la mayonnaise a pris et que le résultat est positif au final. Il faut souhaiter que le même succès couronne la libération des autres otages. Mais il ne faut pas se faire d’illusions     : une zone d’instabilité s’est ouverte dans le front sahélien et les pays africains n’ont pas les moyens militaires pour faire face à ce défi. La France est la seule disposant de forces opérationnelles capables de contenir puis de réduire les forces hostiles portées par des idéologies extrémistes ou par la recherche de moyens financiers.
Or, la marge politique du gouvernement français est très étroite.
La France avait annoncé un peu trop tôt son retrait militaire en Afrique. Or son action est plus que jamais nécessaire en attendant le renforcement des forces interafricaines.
Il faut donc convaincre l’opinion publique française de la  nécessité de cet appui militaire aux gouvernements locaux
S’y ajoute un problème financier : c’est juste au moment où la France cherche pour des raisons budgétaires à réduire la charge de son armée qu’elle doit s’engager dans de vastes opérations coûteuses.
Et c’est un étrange paradoxe que de voir qu’il revient à une majorité  socialiste qui souhaitait se dégager de la francafrique de renforcer la présence militaire française en Afrique.
II-UN CRIME ODIEUX
L’horrible nouvelle de l’assassinat de deux journalistes de RFI vient d’être annoncée alors que l’on n’avait pas fini de se réjouir de la libération des quatre otages.
Ghislaine Dupont et Claude Verlon "ont été assassinés froidement. L'un a reçu deux balles, l'autre trois balles", a déclaré le ministre des affaires étrangères français, Laurent Fabius.
Il a indiqué que les deux journalistes avaient été enlevés "par un petit commando" devant le domicile d'un responsable touareg qu'ils venaient d'interviewer. Leurs corps ont ensuite été retrouvés, moins de deux heures après le rapt, à 12 km de Kidal, par une patrouille française qui avait été alertée.
Tout assassinat remplit d’horreur .Mais, lorsqu’il touche des journalistes, il a un sens encore plus profond.
Le journaliste remplit une fonction essentielle dans une démocratie .Il  traque la vérité afin de la rendre accessible au plus grand nombre. C’est pourquoi il n’y  pas de démocratie sans presse libre et sans journalistes indépendants. Les ennemis des journalistes sont des barbares qui ne veulent pas que la vérité soit dite .Les terroristes qui se disputent le contrôle du Sahel rêvent d’un obscurantisme rétrograde qui doit être combattu sans relâche.
L’odieux assassinat des journalistes sonne comme un avertissement à tous ceux qui seraient prêts à pactiser avec le diable terroriste.
Le sacrifice de Ghislaine Dupont et de Claude Verlon est un  lourd tribut versé par la profession à la cause de la vérité et de la tolérance.
Que leur abnégation au service de leur noble vocation renforce encore davantage la détermination dans la lutte contre le terrorisme.

Charles Debbasch

jeudi 24 octobre 2013

FAURE GNASSINGBE AU SOMMET DE L'UEMOA


UEMOA
LA SECURITE ET LA PAIX, ''SEUL MOYEN D’ASSEOIR L'INTEGRATION'', SELON FAURE GNASSINGBE)

Jeudi 24 Octobre 2013

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La prise en compte des questions de sécurité et de paix au sein de l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) est ''le seul moyen d’asseoir l'intégration'', a estimé, jeudi à Dakar, le président du Togo Faure Gnassingbé.

‘’La prise en compte des questions de sécurité et de paix au sein de l’union est un sujet cher, à mes yeux. Car, comme je l’ai toujours souligné, il est le seul moyen d’asseoir notre intégration sur des bases saines et durables’’, a-t-il dit à l’ouverture de la 17ème sommet des chefs de l’Etat et des chefs de gouvernements de l’UEMOA.

En sa qualité de président en exercice de l’UEMOA, Faure Gnassingbé a dit que les Etats membres de cette organisation doivent ‘’accélérer le développement et la mise en place de mécanismes d’alerte’’.

''Nous devons, au sein de l’union, accélérer le développement et la mise en place de mécanismes d’alerte, de prévention, ainsi que des solutions efficaces pour garantir la stabilité des investissements et la continuité des activités économiques et financières, même en période de crise’’, a affirmé le président togolais.

''Notre union a besoin d’un Mali fort, prospère, réconcilié avec lui-même et qui apporte son précieux concours au projet commun'', a-t-il dit, non sans affirmer que le retour de la paix dans ce pays est ''une révolution positive et une normalisation au sein de cette union qui se veut un espace de paix et de concorde’’.

Le président en exercice de l'UEMOA a ajouté que ‘’pour préserver et rendre durable cet équilibre retrouvé , il est essentielle que nous soyons vigilants et plus que jamais solidaires’’.

En outre, le président togolais a salué le processus électoral en Guinée-Bissau, exhortant l’ensemble des parties prenantes à ''contribuer activement'' à son succès, tout en indiquant que l’UEMOA va financer les élections en Guinée Bissau, comme la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

‘’Nous devons tirer les leçons de nos expériences et créer toutes les conditions d’un avenir stable et prospère pour nos populations. Nous devons agir pour que la croissance économique que nous souhaitons atteindre au sein de l’union se traduise de manière concrète dans les réalités quotidiennes de nos concitoyens’’, a-t-il suggéré.

L’UEMOA réunit 8 pays d’Afrique de l’Ouest qui ont en commun le franc CFA. Il s’agit de : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo.