vendredi 19 décembre 2014

REFORMES:LE CAR TROUVE FAURE GNASSINGBE OUVERT AUXREFORMES

Réformes politiques : Jean Kissi trouve Faure Gnassingbé « ouvert aux réformes »

 [12/19/2014 8:58:07 AM]  | Kiosque |iciLome | Lu :1920 fois | 28 Commentaires
   

Togo  - Le Comité d’Action pour le renouveau (CAR), l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI), le Nouvel engagement togolais (NET) et d’autres partis de l’opposition (sauf ceux réunis dans le Combat pour l’alternance politique en 2015) ont été reçus en groupe par Faure Gnassingbé, après la présentation de vœux hier au Palais de la présidence. Outre ces échanges de civilité, ces partis ont effleuré avec le chef de l’Etat la question sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles.

Reçu chez nos confrères de Radio Victoire FM ce matin, le Secrétaire général du CAR, Jean Kissi a fait brièvement un compte rendu de ce qui a été dit hier lors de cette rencontre. A le croire, Faure Gnassingbé, contrairement à ce que pense l’opinion, n’est pas contre les réformes.

« Nous avons parlé des réformes avec Faure Gnassingbé. Il est disposé à faire les réformes constitutionnelles et institutionnelles. Il veut aller même au-delà des réformes politiques. Il pense également aux réformes économiques », a indiqué Jean Kissi.

Parlant justement des réformes économiques, le Secrétaire général du CAR a laissé entendre que Faure Gnassingbé, comme il l’avait évoqué dans son discours à la nation le 26 avril 2013 (à la veille de la commémoration de la fête de l’indépendance), se préoccupe du partage équitable des richesses du pays. Puisque le chef de l’Etat a encore, selon Jean Kissi, estimé au cours de la rencontre qu’il y a une minorité qui s’est accaparé des richesses du pays

En outre, le chef de l’Etat a estimé que la question des réformes doit être vue sous l’angle de consensus. « Le chef de l’Etat a parlé de concession de tous les côtés. Il faut que chaque partie perde quelque chose pour prendre en retour une autre. Il ne faut pas rester catégorique », a fait savoir Jean Kissi.

Après ce bref compte rendu, le Secrétaire général du CAR est revenu sur le débat au sein même de la classe politique de l’opposition. Après avoir affirmé que Faure Gnassingbé est disposé à faire les réformes, il charge ses camarades qui descendent dans les rues d’être à l’origine du blocage dans la mise en œuvre de ces réformes.

« C’est ceux qui sont dans la rue qui sont allés dire que ceux nous ne sommes pas pour les réformes. Alors que ce sont eux-mêmes qui bloquent ces réformes », a déclaré Jean Kissi.

Sans ambage, le député à l’Assemblée nationale estime que c’est l’Alliance nationale pour le changement (ANC) et ses alliés du CAP 2015 qui constituent un blocage aux réformes, Lorsque le journaliste lui a posé la question, il a doigté implicitement ce regroupement.

Il est même allé jusqu’à demander au journaliste d’aller poser la question aux responsables du parti de Jean-Pierre Fabre.

Voilà des critiques qui risquent de fragiliser davantage l’opposition que le peuple togolais veut voir réunie pour faire face au régime en place à la présidentielle de 2015.

I.K.

vendredi 12 décembre 2014

LIBERATION:UN MAUVAIS TRACT DE CAMPAGNE

TOGO : La désinformation d’une certaine presse française !
Par Philippe BARDIAUX, Ancien secrétaire exécutif de « la Facilitation du dialogue Intertogolais 1999/ 2003 » Paris Le 12 décembre 2014
Libération titrait le 9 décembre 2014, sous la plume de son « envoyée -très- spéciale à Lomé », Sophie Bouillon « Togo : Nos frères burkinabés nous redonnent l’espoir »
Une pseudo analyse truffée d'erreurs, un article à charge contre le pouvoir en place qui s’apparente plus à un tract de campagne diffusé au nom de Jean-Pierre Fabre qu’à une investigation objective et contradictoire.
Je ne suis pas togolais, je n’ai pas de raison particulière de m’immiscer dans le processus politique en cours, à 3 mois des élections présidentielles de 2015, mais je souhaite réagir en observateur quelque peu averti de la situation de ce pays, de son évolution depuis 15 ans…En effet , depuis ces nombreuses années, je séjourne très régulièrement dans ce beau pays, j’ai épousé une togolaise et Je me dois de témoigner pour contribuer à une certaine vérité et alimenter le débat sur le rôle de l’occident et de la France au regard des avancées démocratiques en Afrique, subsaharienne en particulier.
Le 16 juillet dernier, dans ma résidence de Lomé, je recevais l’ensemble de la classe politique togolaise, majorité et opposition, à l’occasion du quinzième anniversaire de l’Accord Cadre de Lomé signé, avec l’appui de la communauté internationale en juillet 1999, et ce en présence de l’ensemble des diplomates étrangers nationaux et internationaux concernés. Cet accord était un premier acte important de réconciliation nationale obtenu par le biais d’une facilitation regroupant l’Union européenne, l’Allemagne, la France et l’Organisation Internationale de la Francophonie. J’étais à l’époque le Secrétaire exécutif de cette première « Facilitation » qui marqua cette volonté de « transcender le passé pour se tourner vers l'avenir ». Le seul absent à cette cérémonie utile et conviviale, relayé par la presse locale, était Monsieur Fabre qui n’avait pas daigné se déplacer ou envoyer un représentant de son parti, malgré mes échanges avec lui et les invitations lancées à ses premiers collaborateurs !  
Une anecdote, direz-vous !? Je connais Jean-Pierre Fabre depuis 15 ans et sa propension habituelle, continue et stratégique à dénoncer, on ne sait pas bien quoi ( ?), critiquer, appeler à la démission de tel ou tel, sans jamais rien proposer. A ce titre, je m’étonne quelquefois de l’écho dont il dispose en France avec un tel « programme » qui peut faire la presque Une d’un « grand » quotidien français, sans que rien, oui rien, ne soit mentionné sur la qualité et/ou la crédibilité de l’alternative qu’il pourrait représenter! M. Fabre est un opposant parmi d'autres, mais en aucun cas Chef de file de l'opposition togolaise. Il manifeste mais ne construit pas.
Je ne suis pas un pro « famille Gnassingbé » béat, même si j’ai beaucoup travaillé « avec » le Président Eyadéma pour le seul bien du Dialogue intertogolais et, de manière moindre avec son fils Faure, aujourd’hui devenu Chef de l’État.
De mes échanges avec les uns et les autres de la « mouvance présidentielle », des liens d’amitiés solides que j’ai tissés avec l’ensemble des opposants de ce pays, dans le plus grand respect mutuel, je retiens aujourd'hui une évolution certaine de la situation même si beaucoup reste à faire.
Tout n'est pas parfait au Togo, mais de nombreux signaux sont au vert ou marquent une réelle progression. Veillons par conséquent à ne pas attiser la haine, à ne pas pas favoriser des bouleversements précipités, à ne pas pousser à des révoltes inutiles....
Assurons-nous, sans approximation, de la progression démocratique de ce pays, avec sincérité, vigilance et réalisme absolu.
De grands travaux ont été réalisés au Togo depuis quelques années : le réseau routier s'améliore très nettement dans la capitale et du nord au sud, le port a multiplié les quais de déchargement, un nouvel aéroport moderne, avec un hub pour la sous région, ouvrira demain avec des conséquences économiques évidentes pour l'ensemble de la population.
Le Président Faure a multiplié les actes de réconciliation nationale en associant nombre d'opposants depuis 10 ans à l'action politique. Gilchrist Olympio (dont Jean-Pierre Fabre a été le soutien inconditionnel et bruyant pendant des années -j'en ai été le témoin assourdi de 1999 à 2004-) , oui M. Olympio lui-même, depuis 2010 est allié au régime actuel dans un accord de gouvernement. Par ailleurs, mesure au combien symbolique de Faure Gnassingbé, que celle du passage de la fête nationale, du 13 janvier (arrivée au pouvoir du Président Eyadéma en 1967), au 27 avril (indépendance du Togo en 1960). La liberté de la presse est une réalité... Comme la liberté de manifester...
Alors, Oui, beaucoup reste faire au Togo, à construire en matière économique, à améliorer dans les domaines de l'éducation et de la santé. La classe moyenne progresse encore trop peu, le pouvoir d'achat ne décolle pas assez vite, mais la corruption régresse, avec là aussi l'implication personnelle du Président Faure qui a récemment encore souhaité le renforcement de « l'encadrement » des douaniers et de la police.
Dans le monde, en Afrique, au Togo et en France, la presse comme les politiques sont toujours coupables quand ils nourrissent l'indigence du débat. La démocratie, d'autant plus en devenir, ne doit pas se résumer en un affrontement entre des hommes et des femmes, mais dans une confrontation de programmes et d'idées. C'est encore plus essentiel en Afrique, compte tenu des risques de dérapages plus ou moins violents...
En ces temps complexes pour le monde, son économie, son pluralisme politique et religieux, une dernière pensée franco-française, dans un pays, la France, où les échanges s'amenuisent aussi pour laisser place aux querelles de personnalités, plus ou moins liées aux rentes de situations, à la seule forme, à l'apparence ou encore à l'âge....
Que notre presse, certes de moins en moins achetée , de plus en plus subventionnée (et je suis bien placé pour le savoir!), que notre presse, pourtant « expérimentée », qui fait et défait les candidats aux élections, les victoires et les élus, du Président au « petit maire », que notre presse ne s'aventure pas dans une Afrique en croissance (elle !) et en particulier au Togo qui avance et où l'histoire, plus que jamais, devrait nous dicter l'humilité.
La démocratie et, accessoirement, les révolutions appartiennent aux peuples concernés et notre exemple passé et présent n'est plus le seule modèle au monde.
Que veut, que suggère Libération avec cette allusion au « bouquet final »
Le Togo est encore à son commencement. Merci de lui laisser la maîtrise de son temps.
Au sein de cette Afrique qui bouge, il participe à la croissance « certaine » du continent.
La « libération » ne se décide pas par une certaine presse française..., encore moins quand elle est approximative et/ou ignorante.
Vous avez dit « libération ».... !


Philippe BARDIAUX

mardi 9 décembre 2014

UN ARTICLE BIDON DE LIBERATION SUR LE TOGO

LE POTAGE FAISANDE DE SOPHIE BOUILLON DANS LIBERATION

LE journal libération publie ce 9 décembre un reportage de Sophie Bouillon qui prétend être venue au Togo en qualité d’envoyée spéciale    .mais  dont on peut se demander si sa présence a été effective tant les erreurs abondent.
Qu’on en juge à la lumière de ce florilège des bourdes commises

EYADEMA EST MORT ALA SUITE D’UN MALAISE CARDIAQUE
Pour la journaliste, Eyadema est mort de façon accidentelle. Confusion de la journaliste avec un accident d’avion quelques années plus tôt dont Eyadema est sorti bien vivant.

FAURE GNASSINGBE N’a Jamais modifie la constiiitution
Il n’empêche la journaliste assure que Faure a déjà modifié l’âge minimum pour accéder à la présidence–‘’ il n’avait que 39 ans en 2005, alors que la Constitution prévoyait un âge minimum de 45 ans. A la mort de son père alors en plein
exercice, c’est le président de l’Assemblée nationale qui aurait dû reprendre sa succession. Mais il était absent et l’armée a bloqué les frontières, pendant que «Bébé Gnass»
«Tripatouillait» une fois encore la Constitution ‘’

.LE MINISTREDE L’INTERIEUR N’EST PAS PASCAL BODJONA
 Il n’empêche la journaliste, peu au fait de la politique locale le fait parler «Le Burkina, c’est le Burkina. Le Togo, c’est le
Togo !» assène le ministre togolaise l’Intérieur, Pascal Bodjona. Bien sûr, ce dernier a suivi les événements
Récents de la région : «Si je vous disais que je ne suis pas sensible ce qu’il s’est passé, je serais obtus.
Oui, on est attentif.» Mais il reçoit, confiant et souriant, dans un grand jardin de sa maison de Lomé. Même
Si Faure Gnassingbé ne s’est toujours pas déclaré candidat, à trois mois de l’élection, sa victoire ne
Fait pour lui aucun doute. «Ce sont les règles du jeu  démocratique. L’opposition voudrait changer la Constitution, mais ils n’ont pas la majorité
Au Parlement! C’est totalement antirépublicain’’
Quel crédit  peux-t-accorder à un tel ‘’bidonnage ?

LE PARTI PRESIDENTIEL EST UNIR ET NON LERPT
 La journaliste n’a même pas consulté les sources élémentaires de documentation qui lui auraient évité cette bévue qui consiste à présenter le RPT comme parti majoritaire à la place d’UNIR.


·      Cet article aurait pu être partial .il est en réalité  un concentré d’ignorance qui fait le déshonneur du journalisme.