mercredi 14 janvier 2015

FAURE APPELLE SES PARTISANS A LA TOLERANCE



Faure Gnassingbé : "Je ne veux plus que les responsables de l'opposition soient vilipendés; je ne l'accepterai pas!"
Ce mercredi 14 janvier 2015, la première pierre d'une cimenterie à Kara a été posée par le Chef de l'Etat.
Plusieurs allocutions ont marqué la cérémonie dont celle du porte parole de la population de la Kozah. Alors que ce dernier lisait son discours transformé en une diatribe contre l'opposition, Faure Gnassingbé, indigné se lève subitement et l' interrompt . " Ce n'est pas un meeting politique " , a-t-il martelé "Toutes nos excuses à tous ceux qui ces propos ont pu mettre mal à l'aise" a-t-il ajouté avant de déclarer :" C'est ensemble , dans la paix et dans l'unité que nous allons construire le Togo".
Faure KaraEn homme rassembleur , le Président de la République reprend la parole à la fin de la cérémonie et fait la mise au point suivante: "Cette année 2015 est une année importante pour notre pays et vous savez le rendez-vous politique qui nous attend dans quelques mois pour ne pas dire dans quelques semaines; le Togo a fait le choix du pluralisme politique. Dans notre pays, il y a une majorité, une opposition et c'est le peuple togolais, par ses choix, qui départage les partis politiques.

Quand nous venons à des manifestations comme celles-ci, nous venons en tant que Président de tous les Togolais. Nous ne venons pas en tant que responsable de parti politique. C'est le Président des Togolais qui est ici ce matin, c'est le gouvernement du Togo qui est ici. On n'est pas Président d'une partie du pays et opposant d'une autre partie et je tiens à ce que l'opposition , les responsables d'opposition soient respectés. Le droit de manifester est reconnu par notre constitution ; il faut simplement respecter la loi quand on manifeste.

Donc , l'opposition, si elle veut manifester tous les jours pacifiquement, je l'y invite. C'est le peuple qui, dans quelques mois..., va départager les candidats à cette élection présidentielle. Donc je ne veux plus que dans les manifestations comme celles-ci, les responsables de l'opposition soient vilipendés; je ne l'accepterai pas. Nous sommes pour la tolérance". 

LE MOUVEMENT DE SOUTIEN AU PRESIDENT FAURE DIT NON A LA RUE



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Le Mouvement de Soutien au président Faure (MSF) était face à la presse ce mardi 13 janvier 2015 et n'a pas hésité à dénoncer les agissements de l'opposition qui selon les responsables de MSF, font "tout de travers et n'hésitent pas à mettre en danger notre précieuse cohésion sociale sous prétexte d'exiger des réformes politiques"

Le Mouvement de Soutien au président Faure fustige la coalition " contre nature, des hommes politiques dont certains se disent de la société civile, ont décidé de sacrifier la jeunesse sur l'autel de leurs ambitions personnelles.

Le mouvement dit ne pas comprendre la nouvelle manifestation organisée par la synergie des organisations de la société civile pour exiger que les réformes institutionnelles et constitutionnelles soient opérées alors meme que les discussions sont en cours dans l'hémicycle.
"  Ces derniers temps, une nouvelle proposition de loi de réformes a été introduite à l'assemblée nationale par les députés de l'opposition. Or, cette opposition fait en même tempsw des jeux de couloirs malicieux, afin que cette loi ne soit pas votée à temps, dans le bur de créer une crise artificielle pour empêcher l'organisation à bonne date de l'élection présidentielle" a déclaré Poro  Tchakpala Katanga, coordonnateur général du MSF.

Le Mouvement de Soutien au président Faure (MSF) estime que les marches et les grêves prônées par l'opposition sont une fuite en avant. " Il importe que  que ceux qui préparent des troubles à l'ordre public sachent que cette fois, les togolais ne verseront pas une goutte de leur sang pour qu'ils en fassent leur fond de commerce" a-t-il ajouté.

Le MSF a déclaré encore haut et fort que son candidat à l'élection présidentielle est Faure Gnassingbé.

lundi 12 janvier 2015

FAURE GNASSINGBE: TOUS LES TERRORISMES DOIVENT ETRE POURCHASSES

Interrogé par RFI, le président du Togo, Faure Gnassingbé a regretté que la même attention ne soit pas portée à la question du terrorisme en Afrique. 
Le président du Togo Faure Gnassingbé au micro de Christophe Boisbouvier
« J’ai beaucoup hésité, deux choses m’ont finalement déterminé : la première, c’est l’extraordinaire mobilisation du peuple français dans plusieurs villes, des mobilisations spontanées, des citoyens, du petit peuple. Il est évident que tout le monde est touché, ressent la douleur du peuple français. Et pour moi qui ai vécu dans ce pays pendant plus de dix ans, j’ai compris que la France était touchée, qu’il y avait une douleur, qu’il y avait un désir de rester debout face à l’événement. La France est un pays ami. Quand on a un ami, dans les moments douloureux comme ça, il faut être il faut être à côté. Ça c’est la première raison. La seconde raison c’est que c’est un acte terroriste qu’on le veuille ou pas. Et nous sommes dans une région où le terrorisme sévit. Pas de la même manière certes, nous le regrettons parfois que les réactions ne soient pas les mêmes, quand ces événements se produisent dans nos pays, au Nigeria, au Kenya ou au Mali. Mais je me dis justement, aujourd’hui c’est l’occasion d’être là pour que nos amis occidentaux comprennent aussi que c’est l’affaire de tous quand il s’agit de terrorisme. Si nous reprochons aux Occidentaux de ne pas être à nos côtés quand il y a des attentats c’est justement l’occasion de venir à leurs côtés pour qu’ils comprennent que c’est le même mal même s’il prend des visages différents, même s’il prend des formes différentes que ce soit en Afrique, au Moyen-Orient, ou en Europe. C’est le même mal. Et c’est toute la communauté internationale, ce sont tous les Etats qui doivent se mobiliser pour combattre le terrorisme. C’est le sens de ma présence ici en France"