dimanche 23 novembre 2014

FORTE MOBILISATION D'UNIR A LOME


Forte mobilisation d'UNIR dans les rues de Lomé

21/11/2014
Forte mobilisation d'UNIR dans les rues de Lomé
Les manifestants vendredi dans les rues de la capitale
Plusieurs dizaines de milliers de sympathisants d’UNIR (majorité présidentielle) défilaient depuis le début de la matinée dans les rues de Lomé. Une foule assez dense tout de blanc vêtue à pied et à moto.
‘2015, c’est maintenant’, ‘Non à la rétroactivité’, ‘Ne touchez pas à la constitution’, tels étaient quelques uns des slogans imprimés sur des t-shirts et calicots.
En tête du cortège, plusieurs personnalités politiques dont le président de l’Assemblée nationale, Dama Dramani, des députés et plusieurs ministres.
MOB
Les officiels en tête de cortège
Une manifestation bon enfant organisée le jour ou l’ANC et ses alliés marchent dans les rues de Lomé pour exiger des réformes avant la présidentielle de 2015. Histoire de montrer que la rue est favorable à la politique menée par le président Faure Gnassingbé.

TOGO PRESIDENTIELLES : RESPECTER L'ETAT DE DROIT

La Constitution togolaise précise les règles relatives au mandat du Président de la République. Celles-ci permettent au chef de l'Etat sortant de se représenter au suffrage des citoyens s'il le souhaite.
Des propositions de réforme de la Constitution ont été présentées par le gouvernement au vote de l'Assemblée Nationale. Elles ont été rejetées par les députés notamment en raison de l'obstination de l'opposition à vouloir créer une inéligibilité rétroactive visant le président sortant.
Voici qu'aujourd'hui une partie de l'opposition souhaite reprendre la réforme de la constitution en maintenant cette proposition de clause d'inéligibilité rétroactive et menace de déclencher une insurrection populaire si l'on ne se soumet pas à son diktat.
La situation constitutionnelle du Togo est pourtant très claire. Le Togo ne se trouve pas dans une situation comparable à celle des Etats qui cherchent à modifier la la constitution pour lever l'interdiction constitutionnelle de renouvellement de mandat.La constitution togolaise autorise le Président de la République à se représenter au suffrage des électeurs. On remarquera que ceux la mêmes qui soutiennent dans d'autres Etats qu'il ne faut pas modifier la constitution plaident au Togo pour une modification de la constitution pour créer une clause d'inéligibilité interdisant au Président sortant de se représenter,
Une telle modification serait pourtant contraire aux principes constittutionnels.La loi constitutionnelle ne peut pas créer une clause d'inéligibilité rétroactive.
le Togo a fait d'importants progrès sur la voie de l'Etat de droit. Il doit poursuivre son chemin vers l'avenir et ne pas chercher à aller à reculons vers le passé.
Koffi Souza

mercredi 12 novembre 2014

JEAN-PIERRE FABRE ET LA PEUR DU SUFFRAGE UNIVERSEL

JEAN-PIERRE FABRE ET LA PEUR DU SUFFRAGE UNIVERSEL
C’est une drôle de démocratie que voudrait incarner Jean-Pierre Fabre . Elle tient en deux postures.
S’autoproclamer le candidat unique de l’opposition en négligeant tous les autres candidats potentiels.
Empêcher en violation des textes constitutionnels le président sortant de se présenter.
Cette position de force est un aveu de faiblesse.
Incertain d’être choisi par l’opposition rassemblée, Jean -Pierre Fabre s’auto désigne candidat unique de l’opposition.
Plutôt que d’engager une compétition loyale avec son éventuel adversaire l’actuel président, il cherche à l’éliminer par la manipulation du texte constitutionnel.
Imaginons que les socialistes allemands décident d’exclure Angela Merkel de la Chancellerie ou que les travaillistes britanniques bannissent David Cameron de la fonction de Premier ministre , on imagine la diarrhée de twitts que ces actions déclencheraient chez le fort peu diplomate Berlanga Martinez représentant de l’Union européenne au Togo.
Mais qu’une entreprise aussi totalitaire que celle de Fabre et de l’ANC se déclenche et on voit l’auguste diplomate aller au soutien de la prétendue ‘’réforme’’ c’est à dire accepter qu’un candidat à la présidentielle décide d’un même trait d’éliminer ses collègues de  l’opposition et son rival de la majorité.
Et, puisque l’assemblée a refusé de se laisser entrainer dans la violation des principes démocratiques les plus élémentaires, le même Fabre plutôt  que  de se préparer par le travail à exercer peut être un jour des responsabilités gouvernementales cherche  à forcer le destin en lançant ses  troupes dans la rue.
La peur de l’élection le guette .Il ne lui suffit pas d’éliminer ses rivaux de  l’opposition ou de la majorité .Il annonce tout de go aux diplomates européens au Togo qu’il va prendre le pouvoir dans la rue sans élections.
La boucle est bouclée.
 En réalité , Fabre a peur du suffrage universel.

Olivier Sibidoni