jeudi 19 décembre 2013

TOGO:DIPLOMATIE DES VOEUX


DIPLOMATIE DES VŒUX
La cérémonie de présentation des vœux par le corps diplomatique au chef de l’Etat n’est pas un simple usage protocolaire. Elle est l’occasion pour les pays étrangers d’exprimer leur opinion sur la situation au Togo et pour le Président de la république d’éclairer la   communauté internationale sur les actions qu’il entend  promouvoir en 2014.
Cette année il revenait au doyen  du corps diplomatique l’ambassadeur  d’Allemagne Joseph Weiss de s’exprimer au nom de ses collègues.
Le doyen s’est félicité du rôle majeur joué par le Togo sur la scène internationale notamment par sa participation active au conseil de sécurité.
Sahel’.
Cela témoigne, selon M. Weiss, de la volonté - et de la capacité - du Togo de prendre ses responsabilités dans l'intérêt de la paix dans le monde et dans la région.
Sur le plan intérieur, l’ambassadeur s’est félicité de la bonne tenue des élections législatives pacifiques de juillet 2013.
Il a souhaité que les projets de réformes présentées par le Premier ministre lors de son discours de politique générale avancent rapidement.
Pour atteindre ces objectifs, M. Weiss a recommandé l’instauration d’un climat apaisé et serein.
« Vous avez tout pour réussir dans un monde qui devient de plus en plus compétitif. Beaucoup de difficultés qui compliquent la situation dans d'autres pays n'existent pas ici. Maintenant, il s'agit de gérer les problèmes politiques et socio-économiques dans l'esprit de tolérance, de confiance, de compréhension mutuelle et de fraternité », a déclaré en conclusion l’ambassadeur allemand, précisant que le corps diplomatique ferait tout son possible pour accompagner le Togo dans cette démarche.
Dans un brillant discours, le président Faure Gnassingbé a répondu aux attentes de la communauté internationale.

Faure  Gnassingbé a insisté tout d’abord sur la progression de l’Etat de droit au Togo marquée notamment par l’organisation d’élections législatives transparentes et consensuelles. Mais il a insisté sur le fait que le renforcement de la charpente politique ne trouve son vrai sens que lorsqu’il participe de la promotion d’un développement durable, synonyme de mieux-être des populations. Toute l’action de l’Etat doit converger vers cet objectif sans ignorer que  défis sont encore nombreux dans la recherche des
éléments constitutifs d’une prospérité durable pour tous. 
Le Président togolais a remarqué à juste raison que trop souvent encore, les progrès économiques enregistrés se trouvent fragilisés par les situations de conflits persistant à travers le continent transformé en foyer de tensions.
Le Togo qui  achève un mandat de deux années au Conseil de sécurité des Nations unies participe activement à la recherche de  solutions
Mais toute l’Afrique doit se mobiliser dans cette direction.
 « Nous avons plus que jamais besoin de cette mutualisation élargie dans la lutte contre le terrorisme, le crime organisé et les mouvements armés, sous les différents masques qu’ils peuvent arborer d’un pays à l’autre ou d’une région de l’Afrique à une autre 

Pour terminer, le président togolais a lancé un vibrant appel à une action dynamique et unitaire de la communauté internationale pour  la construction d’une société apaisée.

Le chœur à deux voix du  Togo et des ambassadeurs se termine ainsi sur une note de grand espoir.

Koffi Souza


dimanche 15 décembre 2013

CONSEIL DES MINISTRES DU 12 DECEMBRE 2013

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRE DU 12 DECEMBRE 2013

Le conseil des ministres s’est tenu ce jour, 12 décembre 2013, au Palais de la présidence de la république, sous la haute autorité du Chef de l’Etat, son Excellence Faure Essozimna GNASSIMGBE. L’ordre du jour a porté sur l’examen et l’adoption d’un avant-projet de loi et de deux projets de décret ; une communication a ensuite été présentée au Conseil.
Le premier texte examiné par le Conseil des ministres, est l’avant-projet de loi autorisant la ratification du protocole de Nagoya sur l’accès et le partage des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques, signé à Nagoya, au Japon, le 29 octobre 2010. En ratifiant ce protocole, notre pays pourra d’une part, collaborer, coopérer et tirer profit des programmes de recherche, de développement technique et scientifique en matière de ressources génétiques. D’autre part, ce protocole va permettre aux populations locales de jouir pleinement des avantages de leurs efforts de conservation des ressources génétiques, conformément aux documents nationaux de stratégies et de planification.
Le conseil a également adopté deux décrets. Le premier décret est relatif à la création d’une agence nationale d’assainissement et de salubrité publique au Togo. Cette agence constitue un modèle de gestion technique et de coordination approprié, permettant à notre pays de relever les défis de la salubrité, de la sécurité environnementale et de recyclage des déchets. En effet, la question d’assainissement et de salubrité publique est une préoccupation majeure pour le gouvernement togolais qui entend alors doter le Togo d’un cadre de vie sain, aussi bien en milieu urbain, périurbain qu’en milieu rural. L’agence ainsi créée est chargée de régler de manière durable les problèmes d’hygiène et d’assainissement sur toute l’étendue du territoire. Le décret précise par ailleurs les règles d’organisation, le régime financier et les mécanismes de contrôle de l’agence.
Le deuxième décret, qui a fait préalablement objet d’une communication, porte agrément pour la mise en place et l’exploitation du guichet unique du commerce extérieur. Cet agrément constitue la caution devant favoriser la mise en œuvre du projet de guichet unique conformément à la convention que le Gouvernement a signé le 10 octobre 2013 avec l’opérateur retenu suite à un appel d’offre international, pour la mise en place et l’exploitation du Guichet unique du commerce extérieur. Le décret rend obligatoire le passage par le système d’information du guichet unique, de toutes les marchandises à l’import, à l’export, en transit ou en transbordement, effectués par voie maritime, aérien ou terrestre.
Dans les divers, le conseil a été informé du calendrier de la cérémonie officielle de présentation des vœux au Chef de l’Etat, cérémonie qui se déroulera du 18 au 20 décembre 2013.

Fait à Lomé, le 12 décembre 2013,
Le conseil des ministres

vendredi 13 décembre 2013

KOFFI YAMGNANE, LE POSTERIEUR ENTRE DEUX CHAISES


KOFI YAMGNANE,L’HOMME QUI COURT APRES DEUX LIEVRES A LA FOIS.
DU TOGO A LA BRETAGNE ET RETOUR

Notre confrère Breizh info publie cette excellente analyse sur Koffi Yamgnane qui à force d’être assis entre deux chaises se retrouve par terre
Publié par : redacbzhinfo 13 décembre 2013 

13/12/2013 – 08H00 Brest (Breizh-info.com) - Seuls les plus de 40 ans s’en souviennent : Kofi Yamgnane fut un jour l’icône de l’« intégration réussie ». Né en 1945 au Togo, élève brillant, il était venu faire ses études partisans de l’immigration : tandis qu’un Front National en plein essor dépassait les 20 % à Perpignan, Dreux et Mulhouse, une commune bretonne à Brest, avait obtenu la nationalité française et était entré à la direction départementale de l’équipement du Finistère. Son élection comme maire de Saint-Coulitz en 1989 avait été une divine surprise pour les de 350 habitants élisait un maire africain !
Ainsi devenu un héros des milieux bien-pensants, Kofi Yamgnane est nommé en 1991 secrétaire d’État à l’Intégration dans les gouvernements socialistes d’Édith Cresson puis de Pierre Bérégovoy. Quoique bref (moins de deux ans) et sans lustre, ce passage au pouvoir lui sert de tremplin politique : il devient conseiller général puis conseiller régional et, en 1997, député du Finistère. Assez vite cependant, sa carrière tourne court. Battu aux élections législatives dès 2002 par l’UMP Christian Ménard, Kofi Yamgnane se désintéresse de ses mandats locaux ; Sheilla Laclusse-Le Nost, la candidate PS d’origine guadeloupéenne pressentie pour lui succéder au conseil général, sera battue par le candidat de droite Jacques Gouérou.
Mais Kofi Yamgnane a déjà la tête ailleurs. Il nourrit de plus hautes ambitions dans son pays natal, le Togo : il se porte candidat à l’élection présidentielle de 2005, puis renonce devant les complications de la politique togolaise. Il tente un retour aux affaires en France en 2007, mais le PS refuse d’en faire sa tête de liste aux élections sénatoriales dans le Finistère. Nicolas Sarkozy envisage sans doute de l’ajouter à son écurie « issue de la diversité » aux côtés de Fadela Amara ou de Rama Yade (approchée, Christiane Taubira refuse toute proposition), mais se contente finalement de le nommer officier de la Légion d’honneur dans la promotion du 14 juillet 2007. François Hollande, à son tour, le fera commandeur de la Légion d’honneur dans la promotion du 14 juillet 2013.
Insatisfait, Kofi Yamgnane se tourne à nouveau vers le Togo. En 2009, il annonce sa candidature à l’élection présidentielle de l’année suivante, à laquelle, en définitive, il ne pourra se présenter en raison d’un problème d’état-civil. Le voici à présent candidat à l’élection de 2015 ; il aura alors 70 ans.
Sa carrière française lui laisse manifestement quelque amertume. « La France n’est pas devenue raciste, la France a toujours été raciste », déclare-t-il sur France Info après les attaques contre la garde des Sceaux. « Aujourd’hui, les Français se sentent libres, libérés, de pouvoir dire derrière leur [ancien] président : Les Noirs sont des singes, Christiane Taubira est une guenon. » Probablement soumis à d’amicales pressions, il amorcera un rétropédalage quelques jours plus tard.
L’Afrique ne lui inspire pas plus d’optimisme. Dans un court essai publié cet automne aux éditions Dialogues, Afrique, introuvable démocratie, il brosse le tableau plutôt sombre d’un continent violent et corrompu. « J’ai donné ma jeunesse à la France, je choisis de donner ma sagesse à l’Afrique », déclarait-il lors de la campagne de 2010. Il n’est pas dit que l’Afrique en veuille. « On nous dit que le fait pour Kofi Yamgnane d’avoir été membre du gouvernement français, dans ‘la patrie des Droits l’Homme’ fait de lui le meilleur candidat », écrivait récemment un de ses adversaires. « Une telle argumentation est une véritable insulte pour le peuple togolais. » Si l’intégration de Kofi Yamgnane en Bretagne n’est pas le succès qu’on a décrit un peu vite en 1989, sa réintégration au Togo n’est pas non plus un chemin de roses. Il n’est pas facile de courir deux nationalités à la fois.
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