vendredi 21 juin 2013
VOTER POUR FAIRE AVANCER LE TOGO
Poursuire le chemin
Le peuple togolais ira aux urnes le 21 juillet pour désigner ses représentants. Ces élections sont l'occasion pour eux, conscients de leur rôle, de choisir quelle politique ils souhaitent, quels visages ils entendent donner au pays.
Finalement, toutes les forces politiques se sont alignées pour concourir en toute équité. Il était difficile d'imaginer, même dans le contexte togolais, que des acteurs politiques puissent refuser de solliciter le suffrage de leurs concitoyens surtout quand ils proclament leur domination sans partage de la scène politique. En effet, en matière de représentativité politique, point de proclamation. Il faut des faits et ces faits s'établissent principalement par l'élection.
Et pourtant, à peine ces dossiers de candidatures déposées, certains acteurs de l'opposition se sont mis, non pas à tenter de proposer une alternative politique, mais à (re) parler de dialogue politique et de certain préalables à régler avant d'aller aux élections. Comme s’il nous était interdit d’avancer au Togo. Il y a dans cette nouvelle demande de dialogue un anachronisme qui caractérise bien l’habitude du contre sens que l’opposition togolaise aime à pratiquer avec une constance acharnée. L’acharnement que l’opposition mets à vouloir un dialogue et à refuser les élections est un cas d’école pour tout élève en science politique. En attendant que cela soit étudié et analysé, ce sont les populations togolaises qui sont ainsi prises en otage. Un processus a été enclenché, il ne saurait être de bonne politique de l’interrompre surtout pour de mauvaises raisons.
Nous irons aux élections en juillet. La première raison est le respect du au peuple togolais. Il s'est déplacé en masse (plus de 3 millions d’inscrits selon le décompte de la Ceni) pour s'inscrire sur les listes électorales montrant ainsi son souhait profond d’aller aux élections. Ce peuple devant lequel la nation s'est engagée à revenir pour lui permettre de désigner les députés ce qui veut dire aussi sanctionner ceux qui n'ont rien réalisé durant ce mandat. Ce peuple qui souhaite qu'on puisse réserver le combat politique aux joutes électorales et que pour le reste du temps on travaille à régler ses besoins fondamentaux.
Il n'est pas nécessaire d'être grand clerc pour imaginer que l'opposition ayant passé tout le temps dans une contestation de rue aussi chronophage qu'improductive, elle n'ait pas vraiment eu le temps de se préparer à cette élection. Toutefois, le temps est venu pour chacun de prendre ses responsabilités devant le peuple.
Nous relèverons le défi de ces élections pour poursuivre le chemin de la renaissance. Parce qu'au fond ce qui est en jeu c'est notre capacité, en tant que peuple, à faire avancer notre pays.
GEORGES AMEH-JOHNSON
CENI:LE POINT SUR LES CANDIDATURES
La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a présenté ce jeudi 20 juin 2013 à son siège aux médias publics et privés, nationaux et internationaux, de tous les secteurs : presse écrite et en ligne, radio et télévision, l’état des lieux concernant le dépôt des candidatures aux élections législatives 2013.
Au total 12 partis politiques, 2 regroupements de partis politiques et 15 listes de candidats indépendants ont déposé leurs dossiers à la CENI .
Conformément au code électoral, tous les dossiers enregistrés seront transmis pour les vérifications administratives au Ministère de l’Administration territoriale, et remis à la Cour Constitutionnelle qui publie la liste des candidats, au plus tard vingt-cinq(25) jours avant la date du scrutin.
lundi 17 juin 2013
LE FAUSSAIRE LE FLOCH-PRIGENT
LE FAUSSAIRE LE FLOCH-PRIGENT
FOCUS INFO POSE CI-DESSOUS LA BONNE QUESTION SUR L’ESCROC INTERNATIONAL LFG
AFFAIRE D’ESCROQUERIE : L’état de santé de Loic Le Floch Prigent était-il réellement grave ?
| Focus Info |
17 juin 2013
Togo - Libéré il y a quelques mois et placé sous contrôle judiciaire, le Français Loïc Le Floch Prigent, inculpé dans l’affaire d’escroquerie dont aurait été victime l’émirati Abass Al Youssef pour des préjudices estimés à environ 48 millions de dollars, ne finit plus de faire le tour des studios et plateaux télévisions. Pour régler ses comptes et dire tout le mal qu’il pense du Togo. Au point où la question sur son véritable état de santé qui a motivé son évacuation sanitaire se pose.
Depuis son interpellation à Abidjan, son extradition vers Lomé et sa détention dans les locaux de la gendarmerie nationale, l’un de sujets tournant autour de l’ancien Directeur général d’Elf fut son état de santé ; reléguant presque au second plan la question de son implication dans l’affaire d’escroquerie en bande organisée dont il est soupçonné par la justice d’en être l’un des cerveaux.
Sa situation médicale en a ému plus d’uns ; l’avocat du plaignant prenant même position ouvertement pour une éventuelle libération sous caution. Beaucoup de pathologies ont été évoquées le concernant, nécessitant une intervention chirurgicale urgente, au risque sinon que monsieur Prigent se voie amputer d’une jambe ou pire, perdre sa vie. Dans la campagne médiatique orchestrée à ce propos, son avocat Me Patrick Klugmann a été un véritable maître d’oeuvre, n’hésitant pas à chaque occasion, de convoquer l’humanisme de chacun et la nécessité de prodiguer des soins à son client, sous peine d’un drame humain. Mme Prigent a été également mise à contribution. Elle a d’abord publié une lettre ouverte, très émouvante, au Président français François Hollande, le suppliant d’intervenir pour l’évacuation de son mari. Elle a ensuite été reçue par plusieurs médias pour parler du cas de ce dernier. Des initiatives, notamment celles du Quai d’Orsay et de la représentation diplomatique française au Togo, ont été mises en œuvre pour que l’ex DG, puisse bénéficier d’une libération provisoire.
PLUTÔT EN PLEINE FORME :
Depuis qu’elle est intervenue au mois d’avril, plus personne n’a entendu parler de cet état de santé présenté pourtant comme gravissime. Encore moins de l’intervention chirurgicale vue comme « indispensable. » Au contraire, monsieur Prigent semble avoir retrouvé une forme de jeunesse, écumant les studios radios et squattant les plateaux pour s’en prendre au plaignant, mais surtout à la justice togolaise et au Chef de l’Etat. Après I-Télé, LCI, Africa N°1 etc., le dernier en date est RFI qui a ouvert lundi dernier et pour la 2é fois, son micro à l’inculpé. La plupart du temps, ces temps d’antenne sont faits de façon complaisante, sans réelle contradiction. A part ses diatribes et injures contre le Togo, monsieur Loïc Le Floch Prigent reste évasif sur le fond de l’affaire et très peu convaincant. L’homme qui se présente comme une victime et accuse le Togo, est pourtant peu crédible dans ses déclarations, au regard de son passé et de ses multiples condamnations en France ( abus de confiance, escroquerie, faux et usage de faux, abus de biens sociaux) pour lesquelles il a purgé plusieurs années de prison.
Quoi qu’il en soit, il y a de fortes chances qu’il soit de nouveau interpellé et cette fois-ci gardé jusqu’à ce qu’un procès ait lieu, s’il prend le risque de voyager dans un certain nombre de pays africains, assure-t-on du côté de la justice togolaise.
Son complice présumé, monsieur Bertin AGBA, également bénéficiaire d’une libération sous contrôle judiciaire, a fui le pays en violation des conditions de cette mesure. Un mandat d’arrêt international a été délivré contre lui. Des rumeurs l’annoncent en Europe tandis que d’autres le situeraient en Afrique du Sud. « Pure diversion et fausse piste, connaissant l’homme » commente-t-on chez les juges.
Source : | Focus Info
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